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La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane]


 


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La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane]

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MessageSujet: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Ven 9 Mai - 20:08


Les mots sont la plus puissante drogue utilisée par l’humanité.
Rudyard Kipling


Une nouvelle aube teintée de rose se levait sur cette ville oubliée de l’humanité, Jaiden était levé depuis plus d’une heure et venait tout juste de quitter le bureau de son chef. Non pas pour assurer sa prochaine promotion canapé, mais pour planifier leur plan contre le cartel de la drogue qui plongeait une partie des habitants dans la désolation. Ce dernier ne cessait de prendre de l’ampleur et chaque jour, des accros périssaient de leurs substances et de nouveaux citoyens en perditions venaient sacrifier leurs âmes en perditions afin d’oublier leurs quotidiens devenus trop compliqués. Il fallait prendre des mesures et vite avant que les fléaux ne deviennent incontrôlables. Plusieurs équipes étaient sur le coup, mais le protecteur devait mener l’arrestation d’aujourd’hui contre plusieurs dealers du quartier répartie à plusieurs endroits assez proches l’un de l’autre, il fallait dire que ça allait être bientôt l’heure de pointe des camés. Capturer tous ces trafiquants seraient un bon point de départ pour en connaitre davantage sur l’organisation des malfaiteurs, mais prendre sur le fait un ou deux consommateurs serait un bonus non négligeable pour le camp du bien. Ces pauvres âmes égarées pourront être guidées sur le chemin de la vertu et ainsi protégé des vices horribles de leur quotidien.

Rapidement, les justiciers prirent place dans leur flic mobile et l’Ange s’installa aux côtés de son partenaire qui prit le volant. Greg lui assura que tout allait bien se passer, ce n’était après tout que des petites frappes face à des gardiens de l’ordre. Il ne lui adressa qu’un simple sourire en retour, son attention portée sur les environs et sur les deux autres voitures qui les accompagnaient.

Après plusieurs minutes de conduite, les groupes se divisèrent pour fondre vers leurs cibles. L’envoyé de Dieu prit sa radio entre ses mains pour s’assurer que tout a été bien en place, il conclut ses directives par quelques mots "Que Dieu nous bénisse". Ainsi, ils prirent placé à plusieurs mètres du lieu Fox et commencèrent leur approche de manière subtile et discrète. Leurs coordinations furent suffisamment en harmonie pour passer inaperçu face aux voyous qui se trouvaient au fond d’une ruelle. Ainsi, dissimulé derrière une benne à ordure qui dégageait une odeur équivalente aux pieds de Bob, les deux partenaires guettaient le moindre mouvement de leurs proies, il ne fallait désormais plus qu’attendre le bon moment pour fondre sur eux, patience est mère de vertu dit-on.

Les yeux rivés vers le ciel bleu dissimulé par plusieurs nuages gris, Jaiden était plutôt confiant vis-à-vis de l’enchainement du destin. Bientôt il allait nettoyer ce quartier de son fléau, enfin, si aucun évènement fâcheux venait mettre en branle son stratagème.
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« Adam et Eve furent punis d'être végétariens. Ils auraient dû manger le serpent. »
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Lun 12 Mai - 17:29


Les plaques militaires à son cou lancèrent un éclat métallique alors qu'elle s'asseyait sur le rebord du toit. Avec l'aube, les rues se faisaient artères de lumière mordorée, découpant les silhouettes sombres des buildings en formes géométriques hérissées d'antennes. Les pieds dans le vide, Eden s'étira de tout son long. Clairement, elle n'arriverait pas à se rendormir, autant envisager de faire quelque chose de productif. Restait à savoir quoi. D'un geste fluide, la demoiselle laissa tomber le récipient qui avait abrité son chocolat chaud dans une benne à ordures, quelques étages plus bas, et se remit sur ses pieds. L'heure était trop matinale sûrement pour Lya ou pour trouver quiconque au skatepark. Peut-être qu'elle pouvait travailler à son wagon-maison, avant que la chaleur ne monte trop et ne rende invivable toute tentative de bricolage. Ou elle pouvait poursuivre son grand jeu d'enquête et d'investigation sur qui était qui dans son coin de ville – pour trouver ses semblables, éviter les anges et démons, démasquer les dealers. Oui, l'idée lui plaisait bien.

Aérienne, elle s'avança sans peur sur une poutrelle d'acier pour passer d'un immeuble à un autre, ignorant la chute mortelle qui menaçait à moindre faux pas, confiante. Direction les allées sombres, les petites rues discrètes dans leurs circonvolutions et autres lieux où l'on tentait de se faire oublier de la loi. D'ailleurs, du haut d'un toit, il ne fallut pas longtemps à Eden pour remarquer que la tentative de se faire oublier de l'ordre n'était plus à l'ordre du jour, fût-ce pour quelques heures – à moins que les gens en contrebas ne jouent à cache-cache derrière les poubelles avec des takies-walkies. La psi continua cependant sa route sans hésitation, histoire de ne pas alerter un éventuel junkie ou dealer qui aurait assez levé le nez pour l'apercevoir.

C'est cependant vers le fond de l'impasse qu'elle se dirigea, se glissant souplement d'immeuble en immeuble, un éclat dangereux au fond des yeux. Oui, techniquement, la police s'en occupait. Techniquement encore, ils n'avaient pas besoin d'elle, voire l'enguirlanderaient si elle s'en mêlait.  Techniquement, toujours, Ezekiel l'avait mise en garde contre les dangers d'agir de façon isolée. Evidemment, aucune de ces considérations n'arrêta la demoiselle. Après tout, elle était en territoire connu en hauteur, autant jouer les vigies au cas où l'un des criminels ne décide de tenter de s'enfuir par là ou d'appeler des renforts. En plus, protéger les humains était son boulot. Ce raisonnement posé, Eden s'assura que le bâtiment qu'elle avait choisi était libre de toute menace, jeta un coup d'oeil aux toits alentours. Rien de menaçant. Ses mains lissèrent par réflexe son pantalon noir, épais et solide, avant que les doigts parés de mitaines ne remontent s'assurer que la veste qui lui épargnait bien des écorchures était en place.

En bas, ça avait l'air de bouger. Elle s'étira, féline, l'acier bleuté de son regard brillant de combattivité. Un des gars tentait de filer à l'anglaise pour appeler des renforts ou juste échapper aux forces de l'ordre... qu'il n'y compte pas trop. Trois pas plus tard, la psi sautait par-dessus le rebord de l'immeuble en direction du fuyard.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Lun 12 Mai - 18:37


Matinal, l’insomniaque émergea des vapeurs d’alcool qu’un clignement de paupières effaça pour laisser place à la luminosité environnante. Les premières lueurs du soleil pénétraient dans le bureau brumeux où l’odeur de tabac froid régnait en maître. Des bruits de pas cadencés firent sortir le Prince de sa léthargie passagère alors que les tensions musculaires rendaient le moindre de ses mouvements douloureux. Les crispations de sa mâchoire laissaient entrevoir son irascibilité… Ses longs doigts firent pression sur ses tempes tambourinantes alors qu’un goût métallique emplissait sa bouche. Machinalement, il s’affaira à fouiller l’un de ses tiroirs d’où il tira une bouteille de whisky pour en avaler une rasade salvatrice. Soigner le mal par le mal. Le vacarme incessant ne fit qu’accroître l’agacement palpable du démon. La chaise sur laquelle il se trouvait vola à travers la pièce obscure pour terminer sa course contre un mur rencontré avec perte et fracas. La folie ambiante cessa tout à coup. L’accalmie n’augurait rien de bon. Trois coups brefs retentirent. Un grognement sourd s’échappa d’entre les lèvres de l’Accoutumance. L’un de ses nombreux sbires passa sagement la tête par la porte entrouverte, s’attendant à recevoir une sentence exemplaire pour avoir nuis au réveil de son patron. D’un signe de tête impatient, Vaddoth lui fit signe d’entrer. Adoptant une posture droite, il vint croiser ses bras nu sur son torse alors que l’un de ses sourcils s’était relevé dans l’attente d’une quelconque explication à l’agitation qui régnait au sein de son entreprise. « Je… Je suis désolé de vous déranger Monsieur Riddle mais… Nous avons un problème… » Les minutes s’égrenaient, rendant plus insoutenable encore la suite de son discours. Une descente de police avait actuellement lieu dans les ruelles sombres du quartier humain. Merde. Habituellement, et grâce à ses indics, il avait connaissance des éventuelles missions coup de poing des forces de l’ordre. De ce fait, il n’avait jusqu’ici jamais ou presque été inquiété par ces misérables insectes fourmillants et résistants contre la désolation qui s’abattait chaque jour sur les leurs. Stupides.

N’y tenant plus, il congédia avec violence son sous fifre qui récolta le fruit de son incompétence. Seul sa servilité et sa loyauté lui avait permis de garder la vie sauve. L’urgence de la situation l’y avait également aidé. Les pans de sa chemise bordeaux voletaient à chacune de ses monumentales enjambées, sa rapidité démoniaque lui octroyait certains privilèges dont il était friand. Ses équipes avaient été mise au courant afin d’éviter le plus de perte possible et aux vues des nombreux lavages de cerveaux qu’ils avaient subi la plupart se suicideraient plutôt que d’être pris. Son être tout entier réclamé vengeance. Qui donc avait osé se dresser contre lui ? Méprisables pions. Le responsable allait payer de son sang l’injure faite au Seigneur des Drogues. Il en ferait un exemple, exécutant l’irresponsable sur la place publique avec en guise de final le déballage de ses entrailles à même le sol. Il fulminait. Le toit offrait une vue imprenable sur le quartier et d’un coup d’œil expert il repérait déjà les différentes factions qui agissaient de concert. Rêvant de chair sanguinolente, il observa la scène pour en déduire qui en était l’instigateur… Ce bleu… Cet aura… Un putain d’ange. Quel arriéré d’ailé viendrait s’en prendre à un Prince Démon avec pour seul compagnie des mortels ? Incompréhensible. Ces élytres sombres s’étendirent au soleil et d’un bond vif il disparut derrière les nuages…

Contrôlant son atterrissage, il se déposa silencieusement derrière les deux partenaires ayant élu domicile au côté d’un tas d’immondices répugnants. Sans attendre, sa main agrippa le col de l’angelot avant de bondir de nouveau jusqu’au toit le plus proche.  Son co-équipier ne s’était rendu compte de rien, certainement trop concentré sur sa tâche pour s’apercevoir du possible kidnapping de son chef de meute. Risible. Vaddoth lorgna avec dégoût le corps immobile de son adversaire surpris. Ses lèvres s’espacèrent… Mais aucun son ne sortit. Son ouïe capta des bruits de course dans l’une des ruelles non loin d’ici. « Toi. Si tu bouges, je prendrais un malin plaisir à éviscéré chacun de tes collègues jusqu’à ce que tu te montres. Suis-je assez clair ? » Termina-t-il en relâchant son étreinte pour permettre au chérubin de se tenir de nouveau sur ses deux pieds qui pendant dans le minute quelque minute auparavant. Le Prince laissa son regard expert fouiller les environs à la recherche de la source de perturbation… Ses paupières plissées décelèrent une masse qui se mouvait avec une rapidité hors norme, ne laissant pas la moindre chance au jeune dealer qui fut rattrapé par… Une fille. Une aura orangé. Putain ! Ce n’était vraiment pas sa journée. Quelle chance y avait-il pour qu’un ange et une Psi se retrouvent en même temps sur son territoire ? Deux de ses doigts s’insinuèrent dans sa bouche et son souffle produisit un sifflement aigu que même un simple humain aurait capté. « Viens t’attaquer à quelqu’un de ta taille ma jolie ! » Vociféra-t-il avec une rage mal contenue. Sa silhouette disparue du champ de vision de l’inconnue alors qu’il revenait déjà vers son premier problème. « Qui es-tu ? Et épargnes-moi ton nom humain, passons directement à ton patronyme angélique. » Son ton était sans équivoque.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Mar 13 Mai - 16:54



Plusieurs minutes s’écoulèrent sans qu’aucun évènement ne vienne perturber l’opération d’arrestation, Jaiden laissa afficher un léger sourire sur son visage en voyant le soleil pervers un nuage gris dans le ciel. La lumière de l’astre solaire vint réchauffer la peau de l’hôte qu’il possédait, malgré la timidité de ses rayons, il était bon de ressentir cette sensation équivalente à une tendre caresse. Son partenaire était toujours en poste, observant le moindre mouvement des dealers qui attendaient patiemment leurs premiers clients. C’était un homme dévoué à la protection des citoyens de cette ville, il ne faisait aucun doute qu’il aurait sa place au Paradis. Sa radio lui arracha à cette pensée, un revendeur avait pris la fuite en voyant arriver l’une des patrouilles sur le coup, le policier demanda à son supérieur s’il devait le poursuivre, à cela il répondit négativement. Si des renforts devaient arriver, alors il ne serait que trop tard, les défenseurs de la loi seraient déjà de retour à leur quartier général et au moins, le message serait passé, il y avait maintenant quelqu’un prêt à s’opposer à leur trafic.

Une fois les directives de rester en attente donnés, il rangea sa radio proche de son arme de fonction. Greg lui adressa un mouvement de la tête pour lui signifier que tout ira bien, à cela l’ange lui répondit par un sourire en opinant. Tous deux reprirent la même position qu’au début, l’un en observation des méchants et l’autre en train de rêver, attendant le bon moment pour intervenir. Soudain, une ombre apparut dans son champ de vision, il n’eut pas le temps de la reconnaitre qu’il fut sauvagement agrippé par le col et emportait dans les airs. Sans comprendre ce qu’il lui arrivait, il ne prit connaissance de son agresseur qu’au moment où ce dernier lui proliféra des menaces. Il n’eut pas le temps de répondre que déjà son ravisseur fut occupé à une autre tâche. Des ailes ainsi déployées, ce malaise qu’il pouvait ressentir au fond de lui, cette puissance, il ne faisait aucun doute qu’il était en présence d’un Prince ou d’un Démon majeur. Grimaçant une fois sur ses deux pieds, il déploya à son tour ses ailes d’une blancheur immaculées et se mit à dégager son aura bleuté au maximum de ses possibilités. De là où il se trouvait, nul ne pouvait les observer, surtout à ce moment de la naissante journée. Alors que son opposant tâcher d’avoir l’attention d’un autre adversaire, Jaiden prit en main sa radio et ordonna à ses équipes de rentrer en action, usant de la force si nécessaire en évitant les coups létaux. À cela il conclut de venir en renfort à Greg, qui lui ne possédait pas de radio, une fois leurs actions effectués.

Une fois le Prince face à lui, il rangea sa radio à l’emplacement convenu pour et le fixa droit dans les yeux, une certaine peur pouvait le trahir, mais il s’efforçait de rester bien droit face à son opposant. Celui-ci lui ordonna de décliner son patronyme angélique, ne souhaitant pas se découvrir face un démon, il s’avança d’un pas vers lui, ailes toujours déployées. " Je suis un envoyé des cieux, venu dans ce quartier afin de le purger du mal qui le ronge, je dois en conclure que tu es la source de tout ce mal-être imposteur, je ne vois pas ton aura, mais je peux ressentir ton côté impie. " Suite à ses paroles, il regardât dans la direction où le démon avait sifflé et avec une grande concentration il put reconnaitre une fille, cette dernière faisait des bonds impressionnants pour aller de toits en toits. Soit elle était croisée avec un lapin ou soit quelque chose de surnaturelle se cachait en elle. Il lui hurla de partir avant de revenir face à son rival. " Je suis assez surpris de voir un Démon d’un tel rang se déplaçait lui-même pour une simple descente contre une poignée de revendeur, votre empire est-il aussi instable que vous ne pouvez vous permettre de perdre des petites frappes où êtes-vous le seul envoyé de Satan ici ? "

À ce moment précis, des coups de feu vinrent déchirer le silence de l’aube. Tous les secteurs où l’ange avait posté ses hommes laissaient entendre de violent conflit armée, à l’écoute de cela, il posa une main sur son arme de poing afin d’empêcher le démon d’intervenir et de régler ceci entre eux. Son cœur commençait à battre rapidement, mais il se devait de rester fier et puissant devant cette bête sortie des enfers.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Mar 13 Mai - 20:20


Le cuir de son blouson se déploya alors qu'elle bondissait, formant une paire d'ailes à échelle humaine, tentant de s'affranchir de la banalité. L'adrénaline dansa dans ses veines, aiguisant son regard et ses réflexes. Là, elle était vivante. Quelques tags défilèrent sur les côtés de son champ de vision, quelques affiches de publicité dont les couleurs trop vives semblaient déplacées alors qu'elle saisissait un rebord pour s'élancer plus loin. D'une impulsion, elle coupa la route au dealer, tombant du ciel, savourant sa surprise – celle d'une apparition sans l'uniforme attendu, sans même la tenue de ceux qui emportent la loi jusque dans leur stature et leur comportement. Il eut tout juste le temps d'ouvrir la bouche que la psi pivotait, fauchant ses jambes d'un mouvement fluide. Si elle rattrapa le dealer avant qu'il ne tombe d'une hauteur préjudiciable, ce ne fut toutefois que pour utiliser son élan et l'envoyer voler dans un tas de déchets non-identifiés. Normalement, il mettrait suffisamment de temps à s'en dégager pour que les flics mettent la main dessus. Bien, proie suiv...

Sifflement strident. Elle pivota instantanément, un peu trop peut-être, comme si l'inertie, trop occupée ailleurs, avait oublié de peser sur ses épaules. Sur un toit, une silhouette déployait des ailes d'un noir d'encre en ombres chinoises sur le ciel hésitant entre l'azur et le perle. Et il osait la défier, en plus. Un éclat acéré accueillit la provocation. Oh vraiment ?  Elle comptait bien ne pas laisser ce challenge. N'empêche qu'elle se détourna de la silhouette avec insolence pour plutôt prendre son élan et viser une nouvelle cible. Sincèrement, Monsieur Perché pensait sincèrement qu'elle allait accourir comme un gentil toutou alors qu'elle avait du boulot avant que les policiers ne se réorganisent ? Alors qu'elle désarmait l'un des trafiquants, cependant, l'interpellation d'une seconde voix, lui ordonnant au contraire de s'éloigner, fit relever les yeux à la psi. Un otage ? Pas avec ces ailes, pas avec cette lueur bleutée...

C'est presque distraitement qu'elle écarta un coup, récupérant le long tube métallique que son adversaire utilisait pour tenter de l'atteindre, lui en assénant un coup sec dans un genou. L'arme improvisée fut immédiatement convertie en outil pour s'élancer plus haut. D'une, on l'avait défiée, et elle ne laisserait pas sans réponse une provocation. De deux, il fallait qu'elle sache ce qui se passait – et éventuellement qu'elle éloigne tout ce petit monde surnaturel avant qu'ils ne risquent de faire des dommages collatéraux dans les rangs humains. Si la méfiance de la blonde s'allégea un peu face à l'uniforme de policier de l'ange, elle n'en demeura pas moins sur ses gardes en posant pied sur le toit, bien que son attitude soit toute en souplesse.

"Eh bien... Il y a une file d'attente pour les gens que tu défies ?"

Un haussement de sourcil ironique souligna la question alors qu'elle s'avançait légèrement, son regard glissant de l'un à l'autre. Elle aurait eu tendance à plus se méfier du porteur des ailes onyx, mais l'ange était armé. En matière de dangerosité, donc, de son point de vue, l'ensemble s'équilibrait. Restait à savoir d'où viendrait la menace. De l'un, de l'autre, des deux ?

"Accessoirement, c'est pas super futé de faire un spectacle son et lumière ici, même avec le bazar en bas. Quelqu'un pourrait développer des envies de tir au pigeon."

Pas qu'elle se soucie plus que ça de leur discrétion ou du fait qu'ils partent en combat épique, même si une part d'elle enrageait d'avance d'être potentiellement écartée de ça, mais il y avait des gens, certains assez insensés pour vouloir venir s'en mêler. À part elle, s'entendait.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Dim 18 Mai - 21:16


Les vapeurs d’alcool rendaient ses réflexions plus que chaotiques, seule la colère dévastatrice inondait son circuit veineux tandis qu’il toisait avec férocité son adversaire. Enfin, si l’on pouvait appeler cela un adversaire. Un vulgaire angelot en couche culotte qui n’avait décidément pas eu assez de jugeote pour se renseigner sur l’identité du maître des lieux avant d’y fourrer son nez. Première erreur. La patience qui caractérisait tant le Seigneur des Drogues s’était envolé à la seconde où il avait compris le désastre qui suivrait les pitoyables manœuvres de l’envoyé angélique. Malgré ce que pouvait s’imaginer certains, l’Accoutumance éprouvait un amour sincère pour les êtres humains. Son choix de déchus n’était pas sans raison, acceptant les conséquences de son geste sans ciller si cela pouvait lui permettre de délivrer les Hommes des chaînes que ce Dieu inconséquent leur avait offert en cadeau. Entravant volontairement leurs esprits, assouvissant ses êtres à son seul bon vouloir… Vaddoth se demandait encore comment ses serviteurs angéliques pouvaient ainsi se vouer à la lumière alors que le cœur des mortels était empli d’obscurité. Les ramener dans le droit… Connerie. Ses prunelles sombres scrutaient l’opportun en décelant la peur au fond de ses iris, il aurait pu s’en réjouir si la suite des évènements ne lui octroyaient pas déjà rage et souffrance. Comme si la présence seule de l’Ange ne contrariait pas assez le Prince, il fallut qu’une vulgaire Psi se mêle à la guérilla urbaine opposant forces de l’ordre et dealers présumés. Journée de merde. L’animosité qu’il dégageait été palpable. Et les paroles que ses opposants proféraient ne faisaient qu’aggraver leur situation déjà périlleuse. Comment pouvait-on décemment être aussi stupide qu’inconscient ? Cela échappait totalement au démon et, ce, malgré son intellect développé.

Ebouriffant ses cheveux noir de jais tout en exerçant une pression de ses deux doigts sur son nez, signe de sa profonde exaspération face aux répliques inutiles que tout deux proféraient, son ouïe capta les nombreux coups de feu échangés. Un grognement guttural s’échappa de ses lèvres, un cri de souffrance à la seule pensée du sang qui imprégnait dès à présent les allées sombres… « Pour ma part, ce qui me surprend, c’est clairement ton manque d’intelligence criant. Te rends-tu compte des conséquences de tes actes ? Les assumes-tu ? » Question purement rhétorique. Profitant de sa vitesse surnaturelle, il se glissa derrière l’officier afin de lui arracher son arme qui chutait déjà au bas de l’immeuble. Le gilet pare-balle rejoignit bien vite l’arme à feu alors que, proche de son oreille, l’Accoutumance chuchota… « Je vais te montrer ce dont tu es l’unique responsable. » Soulevant avec une facilité déconcertante pour l’œil humain, ses doigts agrippèrent puissamment le col de la chemise de l’Ange. Ses pas les amenèrent jusqu’au bord du précipice d’où l’on pouvait aisément entrevoir la plupart des combats armés. N’ayant pas oublié l’ironique Psionique, il l’invita d’un mouvement de tête sans équivoque à assister elle aussi au spectacle qui se déroulait actuellement sous eux.

Hurlements de douleur se joignaient aux coups de feu répétitifs abrutissant les curieux spectateurs juchés en hauteur. Incapable du moindre mot, Vaddoth contemplait l’ampleur des dégâts… Çà et là gisait des corps dénué de toute vie. Les deux camps avaient été touchés. Dans ce combat, il n’y aurait aucun gagnant. Et ce qui allait suivre risquait bien de conforter le Prince dans sa propre douleur sourde. Alors que les troupes de police se repliaient pour mieux conduire l’assaut suivant, l’ensemble des dealers se relevèrent tel un seul homme. Le regard vide, les bras ballants. Surpris, les policiers observaient leurs ennemis potentiels les jugeant sans doute fou. Un goût âpre, métallique, se déversa au sein de la bouche crispée du Prince des Drogues qui connaissait déjà l’issue fatale… Tour à tour, ses fidèles employés fixèrent le canon de leur flingue à leurs tempes nues. Les nombreuses détonations en chaîne s’en suivaient de l’horrifique son des corps percutant le bitume après un dernier soubresaut… « Grâce à toi, ses hommes sont morts. Leurs âmes appartiennent à présent à Dis. Sombre crétin… » Son calme apparent n’augurait rien de bon. Définitivement. D’un geste rageur il propulsa le corps de l’angelot à l’autre bout du toit alors que déjà ses doigts criminels s’emparaient de la gorge de la Psi. « Et toi gamine, comptes-tu également contribuer à ma mauvaise humeur ? Je me ferais un plaisir de jouer avec vous deux… Que dirais-tu si j’arrachais tout d’abord chacun de tes ongles ? Ce serait une bonne entrée en matière. » Comme pour appuyer ses propos, il exerça une pression supplémentaire sur sa gorge en se délectant des émotions qui traversaient ses yeux écarquillés.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Dim 22 Juin - 22:22


"Non !"

Elle comprit dès qu'elle vit les armes se lever vers les tempes de leurs porteurs. Elle plongea instantanément, aveugle au danger pour sa propre personne, aux étages de chute qui lui tendaient les bras et aux balles perdues. Certes, elle détestait leur activité, leur influence sur le monde, leur choix de vie. Mais ils restaient humains, et aucune vie humaine ne méritait de se finir ainsi dans une ruelle sordide, réduite à une gerbe de sang sur une allée taguée. Ils auraient pu avoir une seconde chance - une chance de se racheter ou de tout saboter à nouveau.
Ceux tombés au combat, c'était une autre histoire. La guerre et l'engagement, depuis la nuit des temps, donnaient à la mort une valeur que la vie n'égalait pas, et faisaient fleurir des légendes aux échos de Walhalla. Néanmoins, au moment où elle pivotait, alors que le cri mourait sur ses lèvres, elle réalisa qu'elle arriverait trop tard, malgré tout son talent, malgré toute l'aide que pourrait lui fournir la gravité.

Absolument aveugle à tout ce qui n'étaient pas les corps séparés de la mort par une poignée de secondes et la possibilité de son intervention, elle ne vit pas venir le Prince Démon. À vrai dire, le sort de l'ange et les mots de son ennemi avaient glissé sur elle sans l'atteindre comme de l'eau de pluie le long d'un toit. De cet orage, elle ne craignait que le tonnerre qui emporterait les vies plus bas, dans la ruelle, et les jetterait aux égouts. Sa tentative pour se jeter en travers dudit tonnerre, cependant, tourna très court lorsqu'une main se saisit de sa gorge. La stupeur se mêla à la rage dans ses iris, sur fonds de détonations et d'appels. Un grondement roula le long de sa gorge captive, fit remonter un goût d'échec sur ses lèvres. Des menaces, maintenant ? Un appel à ne pas l'énerver ? Il ne se foutait pas un peu d'elle, là ?

"Non merci, c'est un peu extrême comme manucure, même pour moi."

La pique manquait du recul qui en aurait fait tout le tranchant, réalisa-t-elle au moment où les mots s'échappaient. D'une main, elle saisit le poignet à son cou le temps d'une inspiration. Puis, avec l'énergie de la rage, elle rua – se rassembla d'une impulsion, lança ses jambes dans le torse de l'adversaire dans l'espoir de se dégager. La manoeuvre était sauvage, presque primale. Elle s'en moquait. Dans l'attitude de la psi, la volonté de sauver avait cédé place à celle de venger – parce qu'elle avait vu les attitudes vides de golem, les gestes mécaniques des victimes. Parce que ça ne pouvait pas venir de l'ange. Les anges ne poussaient pas les gens au suicide. À mourir d'un ennui bien-pensant, peut-être, mais pas au suicide. Ses iris dévièrent un instant sur le carnage en contrebas, dans la ruelle où résonnaient déjà les appels d'ambulance qui arriveraient trop tard.

"Ça vous aurait tué de les laisser en vie ?" feula-t-elle. "Contrairement à certains de vos potes, les flics ne torturent pas les gens. Ou ne les abattent pas de sang-froid."

Ils auraient eu une seconde chance. Mais allez plaider pour une seconde chance auprès d'un démon... Au lieu de ça, la blonde pivota de toute sa rapidité, le talon filant vers la tempe de l'adversaire. Si elle pensait le toucher ? Pas vraiment. Elle était simplement incapable d'attendre les bras croisés - puis d'abord, c'est lui qui l'avait provoquée d'un sifflet, une poignée de minutes plus tôt.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Sam 12 Juil - 16:19


Une larme. Unique. L’amour inconditionnel qu’il portait à la race humaine fut ébranlé par cette vision horrifique. Ils s’écroulèrent comme un seul homme, confiant leurs âmes à Dis dans un ultime sacrifice. Intolérable supplice. Le sillon d’eau s’asséchait déjà au contact de sa peau brûlante, le désarroi faisant place à une colère sans nom. Lors de la Chute aux côtés de son Seigneur et Maître, Vaddoth avait mis ses dons à son service dans le but de libérer les Hommes des dictats de ce Dieu abandonnant sa création à la vénération d’un être intangible terriblement froussard. Par la faute d’un Ange sous-estimant les conséquences de ses actes, bons nombres de cadavres juchaient maintenant le sol souillé par leur sang… Sa rage se déversa alors sur le responsable de ce carnage. Avide de vengeance, de violence, son regard meurtrier se délecta du pantin désarticulé qu’il devenait entre ses doigts. Littéralement aveuglé par la douleur, le Prince détourna son attention sur cette Psi. Seconde intruse sur son territoire. Osant la provocation face aux menaces de son bourreau, elle se dégagea de son étreinte d’une ruade qui le surprit. Son corps musculeux ne bougea que très peu, gardant son équilibre en disposant l’un de ses pieds plus en arrière. « Jeune inconsciente, je pourrais te briser sans effort pour cet affront. Crois-tu que ta rapidité égale celle d’un Prince ? » Le terme était lâché. Prince. L’effroi qui faisait briller les pupilles de l’imprudente ne fit qu’alimenter sa satisfaction. Cependant, cela ne suffirait pas à faire taire les foudres de son irritation grandissante.

Un rire machiavélique s’échappa d’entre ses lèvres à demi ouvertes à l’entente des paroles prononcées par son adversaire dont le courage aurait pu forcer le respect si elle n’avait pas eu face à elle l’Accoutumance même. En son être démoniaque ne subsistait pas la moindre trace de clémence. Peu importait qui la sollicitait. Peu encline à la discussion, elle céda à ses pulsions en prenant un nouveau risque inconsidéré. Malgré sa bonne volonté, elle ne s’avéra pas assez rapide… Contre un Prince, elle n’avait aucune chance. Avec fermeté, Vaddoth arrêta net sa frappe dans son élan. « Tu viens de commettre une seconde erreur, la première étant d’avoir cru que tu pouvais pénétrer ici sans subir mon courroux. Tu ne connais rien de la torture… » Sans un mot de plus, il fit tourner sur elle-même sa cheville dans un concert d’os brisés, prévoyant ses cris de douleur les Drogues avait plaqué une main sur sa bouche. Puis, du plat de son pied il percuta le sternum de la demoiselle dont le corps secoué de spasmes s’écrasa au sol. Joignant ses membres supérieurs dans son dos, Vaddoth tourna autour d’elle, un sourire aux lèvres. « Penses-tu pouvoir courir aussi vite sans l’usage de l’un de tes pieds ? » Lâcha-t-il avec amertume.

Oubliant la présence de l’Ange, un faisceau lumineux d’une intensité rare traversa les cieux. A l’aide de son avant-bras, il protégea ses yeux sensibles à cette luminescence bleutée… Sa mâchoire se contracta en comprenant subitement l’apparition soudaine de ce faisceau. Enfoiré. Engloutis, le détective angélique disparu en l’espace d’une demi seconde. Tremblant d’une rage nouvelle, soumis au sentiment pourrissant de l’injustice, ses iris assombris se détournèrent du vide. « Vois par toi-même la toute-puissance de Dieu… Lâche. Te laisser seule avec moi… Tu imagines être bien différente de moi mais observe, abandonnée à un sort funeste par une entité qui n’a que faire de ta vie. » Accroupis près d’elle, sourcils froncés, il attendait patiemment le prochain regain de vitalité de la Psi afin de décider de son sort… Pour l’instant, Vaddoth lui laissait le bénéfice du doute tout en sachant pertinemment qu’il la réduirait au silence au besoin.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Lun 14 Juil - 21:34


À l'erreur succéda la douleur. "Prince." L'écho du mot se craquela, releva le son sourd de sa cheville saccagée d'un simple mouvement de main. Dans un instant d'éternité, immaculée de douleur, Eden sentit l'os céder une première fois. Crac. Le second se fissura à sa suite. Crac. Mille points de lumière dansèrent devant ses iris. Ses poumons s'emplirent sur un cri qu'une main étouffa avant même que la psi n'ait conscience d'avoir esquissé un son. Elle aurait mordu si elle n'avait pas cherché un souffle qui lui échappait dans une brume de souffrance. Dans le brouillard de douleur, le coup au sternum la fit émerger sans douceur. Sonnée, la combattante eut tout juste le réflexe d'accompagner le coup pour l'amortir. Malgré les blessures, les réflexes se mirent en mouvement, ourlèrent le corps de la demoiselle pour lui permettre de rouler un peu plus loin... mais pas sans douleur. Sa cheville fracturée hurla à la mort sous son poids, sous le contact du toit. Entre deux inspirations hachées, Eden entendit les mots venir la narguer, rouvrir la plaie de sa vulnérabilité. Dans la souffrance, la panique traça un arc sanglant – parce qu'elle était bloquée au sol, désarmée sans la possibilité de se déplacer. Son coeur, lancé dans un galop fou de palpitations, trébucha et rata un battement. Pourtant, elle redressa le regard aussi vaillamment que possible, suivant d'un regard éminemment méfiant le démon qui tournait autour d'elle avec dans son attitude un quelque chose semblable aux vautours.

Ce fut le mouvement qui lui permis de voir la lumière bleue, balayant l'ange. Ok, un à zéro pour le démon. Voire deux à zéro, si elle ne se sortait pas de ce bourbier. Profitant de la concentration de l'ennemi, la psi ramena sous elle sa jambe valide dans la nette intention de se redresser. Certes, elle ne serait pas mobile... mais elle se sentirait moins exposée que jetée sur ce toit comme un animal sentant l'hallali. Les iris du Prince, cependant, saisirent au vol son initiative. Plus que le regard bien trop proche d'elle, ce fut néanmoins l'avertissement lancé par son corps en un vertige fulgurant qui la cloua au sol, le souffle haché.

"Vous avez l'air de penser que j'espère quelque chose de Dieu - protection, force ou que sais-je encore..." commença-t-elle lentement. "Mais on est d'accord au moins sur un point : Dieu n'en a rien à faire, de ma vie. Et honnêtement, c'est mieux comme ça. Y'a pas de libre arbitre si une entité toute-puissante s'en mêle."

Se faire massacrer par un Prince Démon passait encore. Se faire massacrer par un Prince Démon qui pensait qu'elle était le joujou des anges, pas question. Avoir la foi, Eden ? La Foi ne se faisait ni arme ni bouclier dans ses combats. La Foi ne guidait pas, surtout pas quand le Néant occupait le trône divin. Alors pourquoi s'encombrer de Foi ? Croire ne suffisait pas à faire la bonté d'un être, et la bonté elle-même finissait par devenir complexe à force de circonstances atténuantes. Alors, de fil en aiguille, de commandement en abandon, ne restait que l'impératif de la liberté - celui-là même qu'elle ne trouverait dans aucun camp et qui, à sa mort, lui coulerait entre les doigts comme de l'eau claire, quand la balance l'enverrait aux Cieux ou en Enfer.

"Ça ne veut pas dire pour autant que je suis d'accord avec les idées de votre camp."

Le ton claqua, assuré. L'élan de franchise était peut-être déplacé, vu la situation, encore qu'elle ait évité la provocation. Mais s'abriter derrière son peu de confiance en les cieux pour se tirer de là ? Non, le mouvement n'aurait pas été correct, pas digne. Les idéaux ne se troquaient pas comme des vêtements au gré des situations. La demoiselle n'en considéra pas moins avec une attention méfiante le démon avec, au fond de l'esprit, la douloureuse conscience qu'elle ne le verrait pas même bouger s'il passait à l'attaque. Mue par cette pensée, elle tenta de se relever. Après tout, rien n'empêchait d'essayer.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Dim 17 Aoû - 21:03


Dans son infini lâcheté, ce Dieu, adulé de ses créations prisonnières de sa mégalomanie, avait jugé utile l’apparition d’une troisième Force au sein de son jeu malsain. Une Force s’avérant bien faible face à des Princes ou des Archanges. Une simple illusion visant à calmer Seth tout en rendant un peu plus attrayant le spectacle de désolation régnant sur Terre duquel l’entité se délectait du haut de son perchoir céleste. Ces êtres surnaturels servant de chair à canon plus que d’arbitre… Son palpitant agité de soubresauts maladroits face à cette injustice ne fit qu’accroître la noirceur de ses funestes pensées. Accroupis auprès de sa victime potentielle ayant une première fois subis la criante différence de puissance les opposant, Vaddoth observa les traits déformés par la douleur qu’affichait la méfiante demoiselle. Ses paroles trouvèrent un écho au sein de l’âme tourmentée du démon qui prêta une oreille plus attentive aux propos qu’elle proférait à voix haute. Nulle trace de sarcasme ou de vicieux mensonges visant à protéger sa vie des assauts de son bourreau. Agréablement surpris et bien qu’éveillant sa curiosité, elle n’en restait pas moins un insecte qu’il écraserait volontiers entre ses doigts afin d’apaiser sa fureur latente…

Farouche, piquante, la jeune femme lui rappelait les amazones retirées qui chevauchait arc à l’épaule des purs sangs partant en croisade, peu importait l’ennemi, avec cette même rage de vivre. Cette même rage de vaincre. Au travers de ses paroles lourdes de sens, l’Accoutumance entrevoyait un soldat de choix qui servirait à merveille sa Sphère… « Tu es toi-même régit par un code, par des règles, par un camp. En quoi te penses-tu si différente ? Nous sommes tous soumis à un garde fou. Tu te crois libre mais ce n’est qu’une illusion. » Argua-t-il avec sérieux la Psi en proie aux affres de la douleur, peinant à garder contenance face à son adversaire. Ils n’étaient pas égaux, elle en avait certainement pleinement conscience et son regard soupçonneux en était l’une des preuves.

Vainement, ses tentatives infructueuses pour se relever sans heurt ne firent pas un instant sourciller le démon qui se remit à son tour debout dominant de sa hauteur la combattante. Ses doigts agrippèrent le col de son haut et d’un geste brusque il lui fit quitter le sol pour finalement laisser son pied valide retrouver la dureté rassurante. Délaissant ainsi leur proximité pour faire quelques pas sur le toit. « Que connais-tu réellement de nos idéaux ? Hormis ce que ton camp a bien pu te dire. Mon amour pour la race humaine surpasse de loin ce que tu pourrais imaginer et toi, qui parles de liberté, ce fut pour libérer les Hommes de l’influence de Dieu que nous avons pris la décision de chuter. » Son regard accrocha le sien, immobile et à une distance acceptable pour ne laisser présager qu’une discussion. Rassurant sur ses intentions, Vaddoth balaya ses pensées meurtrières qui harcelaient son esprit embrumé. « J’ai travers les âges, les époques, j’ai vu des choses et fais des choses dont tu ne peux entrevoir la portée. Mais dans un seul et unique but… Libérer les Hommes. Uniquement. » Laissant ses mots insidieux pénétrer l’être Psionique, le Prince tira de sa poche un paquet de cigarette dont l’une d’entre elle trouva sa place contre la chair pulpeuse de ses fines lèvres rosies. Le bout du tube cancérigène illuminait par intermittences son visage à chacune des bouffées prises, avide des effets illusoires d’apaisement que lui octroyait la nicotine.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Lun 18 Aoû - 15:40


La douleur, loin de s'estomper, avait muté. La vague de souffrance s'était alanguie en flux et reflux traîtres comme seule sait l'être l'eau qui dort. Sous une surface plus lisse, sous les traits tirés de douleur et pâlis d'effort, des courants valsaient toujours contre ses terminaisons nerveuses et chantaient au fond de son esprit une rengaine douceâtre et écoeurante comme quoi son combat était sapé pour de bon. Miné. Coulé par le fond. Pourtant elle luttait encore – contre la peine lancinante, contre le souffle qui semblait manquer ou ramper dans sa gorge, contre l'angoisse qui baignait ses réflexes. Comme un noyé qui cherche son souffle. Naufragée obstinée, elle se saisit des mots et des questions pour émerger – du ton étonnamment sérieux. Eden pouvait deviner encore la fureur, en-dessous, mais voilée de débat. Dans sa situation, l'affirmation de son absence de liberté tomba comme un couperet létal.

"Oui, j'ai un camp, des règles, des codes. Un camp que j'ai choisi. J'aurais pu juste rester humaine – dans le camp de ceux pour qui le reste du monde affirme se battre. Je peux encore choisir mes alliés, mes combats, mes sacrifices. Toutes les routes me sont ouvertes tant que j'assume mes choix. Si ce n'est pas être libre, qu'est-ce que vous appelez liberté ?"

Assumer était le mot clé – assumer les choix complexes, les blessures, ses responsabilités. Sans responsabilités, après tout, il ne pouvait y avoir de conséquences, sans conséquences, on sapait tout action durable sur le monde. Or elle voulait changer le monde, Eden, avec cet idéalisme des jeunes soldats tout juste engagés. Trouver un discours pas si éloigné du sien sur les lèvres d'un être étiqueté "ennemi"lui donna à réfléchir, la força à modérer son discours – mais pas au point de reconsidérer totalement sa position ou d'oublier la fureur qui l'avait saisie lorsque les dealers s'étaient achevés d'une balle dans le crâne, d'un même geste qui ne pouvait pas être naturel. La colère, cependant, fut temporairement noyée de méfiance inquiète alors que le démon la saisissait par le col. Ses muscles encore en état de réagir se tendirent, son esprit s'emballa dans la recherche d'une possibilité de réaction, suivi par son coeur palpitant violemment. Au lieu de l'attaque, cependant, le cornu la reposa sur son pied valide. Elle vacilla, plus sous le coup de la surprise que de la perte d'équilibre, respira plus facilement alors qu'il s'éloignait. La psi se stabilisa comme elle pouvait au prix d'une nouvelle vague de douleur. Il lui fallut un effort pour instiller dans sa voix la conviction que la souffrance rongeait.

"Je veux bien admettre que vous leur avez donné le choix, une autre possibilité que Dieu. Le problème est pas là. Le problème c'est la guerre d'influence que vous livrez sur Terre, c'est le fait que vous poussez l'humanité dans une direction ou dans une autre – et les anges aussi, d'ailleurs. Ça sert à quoi de libérer les Hommes pour ensuite faire le choix à leur place ?"

Malgré la montagne de préoccupations plus importantes à base de péril imminent, de sirènes dans la rue ou de fracture, une part de la psi parvint à se vexer qu'on lui balance à la figure si ouvertement qu'elle ne pouvait pas comprendre. Elle fronça les sourcils, entrouvrit les lèvres pour riposter qu'il n'avait qu'à expliquer, d'abord... et une petite voix un peu lasse lui souffla que, vraiment, jeter de l'huile sur le feu n'était peut-être pas l'idée du siècle. Lèvres pincées, elle réduisit la question à sa quintessence, au point qui l'intéressait.

"Et comment vous comptez libérer l'humanité par le biais de la drogue ? Par le biais d'un truc qui, par définition, va créer une dépendance ? Qui va foutre en l'air leur corps, leur esprit, leur réactivité et avec un peu de chance en plus leur refourguer quelques maladies incurables ?"

L'idée même lui paraissait absurde - paradoxale au dernier degré – et elle refusait de croire que ce soit à cause de son esprit mortel, trop petit pour contenir une vérité cachée dans ces méandres de souffrance et de dépendance.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Sam 4 Oct - 21:22


Anxiété. Souffrance. Effroi. Le Prince pouvait percevoir l’ensemble des émotions négatives qui filtraient par tous les pores de la peau de son acculée victime. La colère fit place à une soudaine courtoisie découlant de la curiosité qu’éveillait la singularité de la jeune fille. Intimement persuadée de l’apparente neutralité de son camp, des libertés dont elle disposait alors que ce n’était qu’un pion de plus sur l’échiquier vivant du Créateur. Bien que, de son humble point de vue, le surnom de Destructeur lui convenait bien mieux. Attentif, son ouïe se focalisa uniquement sur les paroles que proférait la Psi, réduisant à un vain bruit de fond les bruits environnants. Son discours comportait pourtant des failles… Failles dans lesquelles le Prince allait s’engouffrer dans le seul but d’ébranler ses naïves certitudes. « Quelque peu idéaliste comme façon de penser. Crois-tu que les autres membres de ton camp verraient d’un bon œil notre banale conversation ? Si nous étions amenés à devoir nous battre côte à côte, serait-ce réellement accepté par ton camp ? Je ne crois pas. Vous avez obtenu un statut à cause d’une crise existentielle de votre chef et ce Dieu n’a vu qu’une opportunité de plus de s’amuser en vous incluant à cette guerre. Tes choix impacteront toujours ton camp et la moralité dont tu fais preuve t’obligera à reconsidérer tes décisions. Là s’arrête l’illusoire liberté. » Termina-t-il en plantant de nouveau son incandescent regard dans celui de son adversaire en proie à milles maux physiques. Peu enclin à toute forme de clémence, l’Accoutumance consentit toute fois à remettre sur pied l’estropié en un vague souci d’égalité.

Ces Hommes étaient mort pour une cause en laquelle ils croyaient fermement, peu importait leurs raisons, leurs motivations. Ils avaient préféré faire don de leur vie pour cela. Noble acte que seule la race humaine pouvait se targuer d’en avoir hérité. Insondable, parfaitement immobile, le démon put à loisir décrypter les paroles, certes censées, mais emplit d’une certaine retenue. Certainement était-elle scindée entre l’envie d’en apprendre plus et la méfiance croissante à l’égard du millénaire immortel… « Je comprends tout à fait tes doutes, je les entends. Tu n’es pas sans savoir que la limite entre ce que l’on qualifie de bien ou de mal est floue mais également que la définition de ces termes varie selon les personnes. Surnaturelles ou non. Nous menons une guerre contre Dieu, pas contre les Hommes. Là est toute la différence. Pour quelle raison devraient-ils suivre les préceptes d’un Dieu qui les a abandonnés ? De quel droit décide-t-il de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas ? » La argua-t-il, sourcils froncés. Sa propre douleur, visible au travers de la subite déformation de traits de son visage autrefois impassibles. Douleur provoquée par les chaînes imperceptibles qui, dès la naissance, entravés ces humains pour qui il éprouvait un amour sans bornes…

Sourde. Viscérale. L’animosité pulsait dans le réseau veineux de la demoiselle qui dissimulait bien mal ses émotions. Loin d’avoir voulu vexer cette dernière, le Prince écrasa du pied le mégot encore rougissant avant d’enfouir ses mains dans les poches avant de son pantalon. Un fin sourire illumina son visage tandis que ces pas le menaient inexorablement vers elle… « Les drogues libèrent bien plus qu’elles n’emprisonnent. Les esprits les plus brillants ont toujours été coutumiers de ces pratiques jugées illicites, penses-tu que cela ne sont que fortuites coïncidences ? De plus, la Morphine que l’on utilise pour apaiser la souffrance, penses-tu que ce sont les Hommes qui en sont à l’origine ? Ils en détournent les propriétés initiales, simplement. Les antidépresseurs, les tranquillisants, les anxiolytiques, les neuroleptiques… Crois-tu que c’est l’œuvre de ce que tu considères comme le bien ? » S’arrêtant à distance raisonnable, il laissa volontairement sa phrase en suspens afin de laisser à l’idée le temps de faire son bonhomme de chemin dans l’esprit cartésien de la Psi. Nulle manipulation. Seule la vérité. Brutale. Mais ne disait-on pas que, parfois, la vérité était bien plus difficile à accepter qu’un mensonge ? Vaddoth lui laissait le choix de croire ce que bon lui semblait en lui offrant toutefois la possibilité d’analyser de manière différente les choses.
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Mar 7 Oct - 18:58


Peaux encrées et combattivité rivée au corps, yeux brûlants d'une énergie acérée... Ils auraient pu être la face et le revers d'une même médaille. Ils se seraient sûrement offensés l'un comme l'autre de la comparaison. Malgré la douleur qui affluait et refluait, la combattante rivée au sol rivait sur l'adversaire un regard d'orage méfiant et suivait d'une oreille attentive les ripostes ponctuant leur joute verbale. À défaut de pouvoir combattre, après tout, elle pouvait encore débattre. Une tension dans ses muscles, due autant à la douleur qu'à une certaine dose d'acharnement, trahissait d'ailleurs cette détermination mâtinée de colère autant que de curiosité.

"Et est-ce que les membres de ton camp considèreraient d'un bon oeil que tu ne m'achèves pas ? Est-ce qu'ils ne feraient pas la gueule parce qu'on débat au lieu de corrompre ou sauver l'humanité ? Pas que je m'en plaigne, hein... mais on est plus qu'un camp. Du coup encore heureux que nos choix individuels impactent ledit camp – sinon on serait juste prisonnier de règles et de clichés au lieu de faire vraiment bouger les choses."

Droite et immobile, elle soutint le regard de son vis-à-vis, tentant d'estomper le tourbillon de ses émotions qui dansait derrière ses iris – douleur, pugnacité, curiosité, méfiance jonchées sur un lit d'inquiétude sous-jacente lisible dans ses pupilles. Pour autant, elle ne renonçait pas : tête haute, crinière au vent, elle luttait. Si elle n'avait pas hésité au combat, dans cette joute de verbes et d'idées, elle avançait plus prudemment, plus progressivement, comme en terrain moins familier. Elle inclina légèrement sur le côté la tête alors que les mots sur le Bien, le Mal et tous ces termes à majuscules pas très concrets l'atteignaient, alors qu'elle se concentrait malgré les ondes douloureuses en provenance de sa cheville pour trier les arguments.

"C'est pas tant une question de Bien et de Mal et de grandes leçons de morale – même s'il y a certains actes qui déclenchent des réactions épidermiques. C'est une question de choix. Oui, vous donnez le choix à l'humanité, en existant. Oui, vous leur offrez une autre voie. Mais vous ne faites pas mieux que le Dieu que vous décriez en clamant que votre voie vaut mieux que la sienne et en recrutant. Sans oublier que dans cette guerre contre Dieu, on compte les points en âmes humaines et les soldats sont puisés dans les mortels. Paye tes dommages collatéraux, quoi..."

Si sa voix avait adopté un débit relativement posé, parfois haché d'un faux mouvement douloureux, elle avait progressivement pris en dynamisme, en combattivité, comme si, à argumenter et se dévoiler, la psi en oubliait progressivement sa prudence initiale – du moins en mots. Elle contint de justesse un grondement de douleur et déplaça son poids sur sa cheville encore intacte, frustrée de ne pouvoir bouger comme elle le souhaitait. En temps normal, elle allait et venait au fur et à mesure de ses réflexions. Dans ce cas, Eden dut se contenter de s'adosser à un pan de structure alors que le Prince se rapprochait, un sourire inattendu aux lèvres. La pique suivante, cependant, la réduisit au silence un instant et mit en sourdine la part d'elle qui surveillait l'approche. Il y avait, indéniablement, du vrai dans cela. Elle en aurait presque remercié sa fracture qui, en drainant ses couleurs, pouvait expliquer sa pâleur. Ses lèvres accrochèrent sa lèvre par réflexe alors qu'elle se rassemblait pour surmonter le choc de cet angle qu'elle n'avait jamais considéré.

"Oui, enfin, les grands artistes se droguent... les génies scientifiques non, que je sache. Et accessoirement, ça ne les rend pas forcément plus heureux quand on voit qu'ils finissent leur vie dans la misère une bonne partie du temps" commença-t-elle, éludant soigneusement les questions d'espérance de vie qui auraient laissé penser que, venant d'elle, c'était l'hôpital qui se foutait de la charité. Et d'ailleurs à propos d'hôpital... La tatouée croisa les bras. "Ils servent à quoi les Guérisseurs si c'est pas justement à guérir et alléger des souffrances ? Parce qu'aux dernières nouvelles, on en trouve tout de même pas mal déterminés à jouer ce rôle que tu attribues uniquement aux drogues. Et eux, ils le font sans enchaîner les gens par le biais de la dépendance, normalement."

Dans un geste d'humeur, elle désigna d'un mouvement de poignet qu'elle regretta au vertige qui la saisit la direction des dealers décédés, perdus au fond de l'allée que les lumières des gyrophares repeignaient en nuances d'azur et de pourpre.

"Eux ne méritaient probablement pas de finir comme ça, mais de l'expérience que j'en ai, ils répandaient plus de dépendance que de liberté."
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MessageSujet: Re: La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane] Aujourd'hui à 15:05


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La Drogue, c'est le Mal [Jaiden/Eden/Zane]

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